Importantes modifications des espaces aériens en région parisienne

Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, la DGAC s’est engagée à relever de 1.000 pieds les altitudes des paliers d’interception des approches finales sur les aérodromes de PARIS Charles De Gaulle, PARIS Le Bourget et PARIS Orly au bénéfice principal des riverains. La mise en œuvre de ce relèvement est fixée au 17 novembre 2011. Ce projet majeur de circulation aérienne modifie de manière importante les espaces aériens de la région parisienne, nécessitant une prise en compte par l’ensemble des utilisateurs, notamment les pilotes de l’aviation générale. Ce projet apporte aussi des améliorations à l’environnement aéronautique de la région parisienne.

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Pourquoi ce relèvement induit-il de telles modifications ?

La création de paliers d’interception des approches finales à 5.000 pieds nécessite au préalable un relèvement de l’altitude de transition de 4.000 à 5.000 pieds. L’imbrication des espaces et des procédures de Beauvais, Vitry, Melun, Orléans et Évreux avec le dispositif circulation aérienne de la région parisienne ainsi que la consigne du Directoire à l’Espace Aérien visant à harmoniser l’altitude de transition ont conduit à ce que ce relèvement soit étendu à tout le nord de la France. Ainsi, à quelques exceptions locales près, l’altitude de transition sera de 5.000 pieds sur tout le territoire national.

De plus, le relèvement des paliers d’interceptions des approches finales induit nécessairement un recul des points d’interception de celles-ci. Par voie de conséquence, il conduit à modifier l’ensemble des routes d’arrivées assurant la desserte des aérodromes de la région parisienne et à définir de nouveaux points d’entrées de la TMA PARIS, en les éloignant de 5 à 8 miles nautiques de leurs positions actuelles selon les secteurs géographiques.

Ainsi, après plus de deux années d’études techniques et une simulation en temps réel, un nouveau dispositif de circulation aérienne en région parisienne a été défini qui conduit à modifier les contours des espaces de la TMA PARIS.

Afin de prendre en compte les besoins légitimes de l’aviation générale, ces changements ont été exposés et négociés avec l’ensemble des Fédérations de l’Aviation Légère et Sportive entre septembre 2010 et février 2011.

Il a été décidé lors de ces concertations de limiter les extensions de l’espace de classe A au strict nécessaire et de déclasser certaines portions de l’espace de classe A en classes D, E ou G.

En conclusion : mettez vos cartes à jour !

Source : www.developpement-durable.gouv.fr/